Colloque

"les moeurs canines 2006"

présentation

GECC et son comité organisateur rassemblent autour d'un colloque tous les acteurs du monde canin. Vétérinaires, comportementalistes, éleveurs, animaleries, éducateurs canins, maître chien, psychothérapeute, éthologistes, systémiciens seront représentés et pourront s'exprimer, révéler et informer lors de nombreuses conférences.

 

Ce colloque répond à un besoin, à une demande des professionnels et des propriétaires. Nous espérons faciliter par une plus grande compréhension et connaissance de la nature canine une meilleure relation famille/chien. C'est en réunissant nos compétences et nos volontés que nous permettrons que le chien reste le meilleur ami de l'Homme et réciproquement que l'Homme devienne le meilleur ami du chien.

 

Notre société face aux problèmes de comportements canins

 

A notre époque l'importance de la place du chien dans notre société implique des enjeux économiques considérables. Toute une industrie s'est développée autour du chien avec la vente des aliments pour chiens, les vétérinaires, les pensions, les dresseurs, les laboratoires pharmaceutiques, les zoo thérapeutes, les centres d'incinération, les industries diverses, les fourrières, les comportementalistes et bien d'autres encore. Le marché du chien tient une grande place dans l'économie française et mondiale.

 

La détention d'un chien peut s'expliquer par diverses motivations mais les animaux de compagnie viennent toujours, quelle que soit la raison invoquée, combler une carence ou une insuffisance quelconque.

 

La première motivation relève d'une logique utilitaire et pécuniaire. Dans les régions rurales, le chien garde les troupeaux, les fermes et les habitations, ils sont utilisés pour la chasse et peuvent être une source de revenus avec la vente des chiots. En régions urbaines, ils sont utilisés par les services de gendarmerie, police ou l'armée pour la recherche, le pistage ou autres activités. Pour les éleveurs et les dresseurs l'acquisition d'un chien est la base de leurs revenus, c'est un investissement, un fond de commerce.

 

La seconde motivation relève de desseins plus sociaux. La possession d'un chien manifeste l'appartenance à une catégorie sociale. De ce fait on voit de nos jours des chiens se vendre à des prix exorbitants suivant leur race, leur pedigree et leur lignée. Ils deviennent le miroir de notre porte-monnaie. Ils peuvent exprimer une marque distinctive d'appartenance à un clan comme les délinquants avec les « Pitt bulls ». Ils sont aussi l'expression d'une mode, un élément du look du propriétaire avec les dérives que cela comporte.

 

La troisième motivation est caractérisée par le chien médiateur et outil de socialisation. Le chien dans notre société, où une personne sur deux vit seule et ou la réalité économique est difficile, représente une source de réconfort et un soutien psychologique.

 

Ces éléments convergent pour, donner un rôle affectif, psychologique, utilitaire et même esthétique au chien. Ces éléments convergent pour, donner un rôle affectif, psychologique, utilitaire et même esthétique au chien. De nos jours il y a approximativement en France 9 millions de chiens. Il est le compagnon et l'ami favori de l'Homme. Vivre sans chien devient presque anormal. Le chien est tellement courant qu'il apparaît malheureusement de plus en plus comme un produit de consommation. Beaucoup de personne achète un chien sur un coup de tête ou un coup de cœur pareillement à une peluche mais elles n'ont pas le mode d'emploi et à la différence des machines, ils ne sont pas garantis « sans vices de fonctionnements » même si dans certain cas ils sont repris ou échangés. Il y a 1 million de nouveau chiens en circulation chaque année dont 700 000 sont commercialisés par des éleveurs amateurs et à ces chiffres s'ajoute le trafic de chiens. De ce fait ils échappent à tout contrôle sanitaire et quand on connaît l'importance des premières semaines de vie du chiot sur son développement comportemental on est en droit de s'inquiéter.

 

Les conséquences sont en plus des accidents dus aux chiens (morsures) le nombre de chiens en progression constante abandonnés ou euthanasiés par les cliniques vétérinaires. Pas forcément parce qu'ils sont atteints de maladies incurables mais bien souvent parce qu'ils avaient des problèmes de comportements gênants. Les problèmes de comportements sont en constante augmentation.

 

Nous pouvons qualifier le chien comme étant un phénomène de société et les relations que l'Homme entretient avec lui, tant par leur complexité que par leur nature trop humaine, requièrent l'aide des professionnels du chien.